7 façons d’occuper / stimuler son chien à la maison

Si vous êtes l’heureux humain d’une tendre boule de poils, vous n’êtes pas sans savoir que celle-ci a des besoins auxquels il faut répondre quotidiennement. La balade, dès lors que nous la rendons qualitative, remplit amplement cette fonction. Néanmoins, pour certains individus ou dans certaines situations (temps, besoin, maladie, plaisir, …), il est intéressant de compléter par des stimulations à mettre en place à la maison. Il en existe un large panel, certaines alliant l’utile à l’agréable, en solo ou en duo. Voici ce que vous pouvez proposer.

Les entraînements aux soins

Apprendre à coopérer pour se faire soigner est essentiel pour des bonnes expériences et pour de meilleurs soins prodigués. Excellent exercice mental de premier abord, qui renforce la confiance et la complicité entre l’humain et son chien, tout en donnant pleinement la place d’acteur principal au chien. Rien ne se fait sans le consentement de ce dernier. Et plus on le respectera, plus celui ci sera disposé à coopérer avec sérénité. Quelques minutes par session suffisent. Avoir un rythme régulier et fréquent permet d’avoir un chien qui sera apte à supporter des soins le jour où l’urgence se ferra. Commencez le travail d’une position de consentement pour savoir quand votre animal est d’accord avec les manipulations (tête sur la main, sur les genoux, allongé sur le flanc, ..). S’il se dégage de sa position ou envoie des signaux d’inconfort (se figer, regard en coin, grognement, etc …) on fait une pause et on reprend quand il est prêt à revenir de lui-même.
Au programme, port de la muselière – il n’est jamais trop tôt pour en faire une bonne association positive ! – , nettoyage des yeux, des oreilles, des dents, des griffes, brossage, tondeuse, élastique sur la patte, simulation piqure/prise de sang avec un stylo, etc.

Les activités de flair

Connaissez vous la détection d’odeurs souvent nommée « Nosework » ? Il s’agit d’un exercice de loisir ou de compétition, basé sur la simulation de recherche de stupéfiants ou autre. Ici les odeurs sont des huiles essentielles, « bouleau, anis et clous de girofle» . Cette activité peut (et doit idéalement) se pratiquer de manière encadrée les premiers temps, mais peut rapidement se  faire de manière autonome chez soi. Exercice de coopération avec l’humain et de lecture canine. Un peu de rigueur mais surtout beaucoup de concentration, de canalisation d’énergie, d’intelligence. De même quelques minutes par session pour combler nos amis canins.

Ce qui est bien, c’est qu’on peut se baser sur le squelette de cette activité pour pratiquer des versions plus simplifiées chez soi, tel que le jeu du « sachet de thé » à retrouver. Ou bien, en disposant différents objets aux couleurs, textures, formes, sonorités différentes et en y cachant friandises ou jouets à plus ou moins proche distance/accessibilité. Cela peut participer à l’enrichissement du lieu de vie du chien, à sa prise de confiance et d’autonomie et cela l’amuse sur la base de besoins totalement naturels quelque soit la race.

Les repas ludiques

J’aime éviter d’embêter mes chiens pour le repas. Ils ont un rythme de vie atypique et exigeant, la majorité du temps on souhaite que le repas soit source de plaisir/sérénité, sans effort. Mais parfois on cherche quand même à diversifier. Les jours de repos par exemple ou les jours où ils sont très énergiques. Recherche de croquettes (ou friandises) dans l’herbe/tapis de fouille/boîtes à œufs pour ceux aux croquettes.
Pour ceux au barf, même idée, on peut diviser les rations dans plusieurs supports et les espacer. Un peu de recherche pour tout trouver (pas tous ensemble dans ce cadre) ! Les jouets à garnir sont nos amis : prise plus longue du repas, réflexion pour obtenir les morceaux de viande, etc.

Les jouets à garnir et lickimat

Les jouets à garnir, tout comme les lickimats sont de super outils pour répondre aux besoins de mastication /léchage. Cela libère des hormones amenant à une bonne détente et relaxation. A condition de choisir des niveaux adaptés à l’individu pour ne pas faire monter la frustration et donc d’obtenir l’effet totalement opposé à ce qu’on recherche. Cela participe aussi à l’hygiène bucco-dentaire. Et pour les chiots cela peut aider à apaiser les douleurs dentaires. Sans compter l’aspect rafraichissant en période de chaleurs. Ce sont des activités autonomes, seuls nos yeux d’humains sont invités pour vérifier que tout se passe bien éventuellement.

Les objets de mastication

Tout comme le flair et le léchage, la mastication est un besoin important voire très important chez nos amis canins. Sans surprise, cela participe aussi à l’hygiène bucco-dentaire, mais comble aussi les besoins olfactifs (suivant ce que l’on donne) et de dépense mentale. Idéale pour les chiots qui continuent d’apprendre l’inhibition de la morsure ou qui ont besoin de décharger des douleurs dentaires. On ne donnera pas forcément les mêmes choses à un chiot et un chien adulte et un chien sénior. Tout comme certaines races seront plus en difficulté que d’autres à cause de leur morphologie. Pour cela prenez bien le temps de vous renseigner mais aussi lors de vos tests, de surveiller les premiers temps.
Ici on privilégie le naturel en premier : sabot de veau, sabot de boeuf, corne de buffle, de vache, de mouton, bois de daim et bois de cerf, bois d’olivier et racine de bruyère, fromage de yack pour ce qui est des mastications plutôt « longues ».
Ensuite on a les choses qui se mangent mais en prenant un peu de temps (disons en moyenne 30 minutes, mais ça peut être moins). Tout est sous forme déshydratée : les morceaux de poulet, les pattes, les cous, panse, oreilles de boeuf, museau de boeuf, tendon de boeuf, larynx/ oesophage, peau de chameau, etc.
Puis les jouets en bois reconstitués ou plastique (souvent Kong et Petsafe).

Les jeux de réflexion

Il en existe des tout faits, avec des systèmes de cachettes à friandises pour que le chien réfléchisse et trouve comment les atteindre. Ici, on préfère les systèmes D fait maison. Une boite en carton, des papiers froissés ou des rouleaux de papiers toilettes, des friandises dispersées dedans et c’est parti.
Un carton, des trous dedans, des friandises dans des bouts de tissus insérés dans les trous, le bord dépassant. Et plus qu’à tirer et fouiner dans le tissus pour les trouver. Vous trouverez d’autres idées sur  » les casses-têtes de Lucas » sur Facebook.

Les moments de détente

C’est tout bête mais juste se détendre à deux. Les massages, des caresses, de la musique relaxante et on se détend (bien sur si le chien est consentant). Souffler de tout, évacuer les maux, c’est super important, ça demande rien hormis de l’observation et de l ‘amour 🙂

Et surtout …. Apprendre aussi à ne rien faire !! Apprendre à gérer la frustration et l’ennui est très important dans la vie de nos chiens de famille.

Ps : ici sont proscrits les jeux de balles, de poursuite, de pouics, de tire sur la corde, etc. On favorise tout ce qui amène à des comportements calmes et un esprit serein pour favoriser la bonne cohabitation entre tous. S’ils sont un peu excités entre eux ou avec nous de temps en temps, aucun soucis, tant qu’on ne tombe pas dans la surexcitation et que cela reste mesuré. N’alimentons pas de comportements qu’on qualifiera de « dérangeants » dans d’autres contextes. S’amuser intelligemment !